Le réseau ferroviaire à grande vitesse marocain avance. En mars, la Direction générale du Trésor français informait que NGE Contracting, en groupement avec sa filiale Guintoli, avait remporté un marché de 44,1 millions de dirhams. Ce contrat est attribué par l’ONCF pour dévier un pipeline de 14 pouces de la Samir à Benslimane, dont le tracé croise la future ligne. Il s’agit d’un travail préalable indispensable avant la pose des voies sur ce tronçon.
Un obstacle technique levé à Benslimane
À Benslimane le tracé de la LGV Kénitra-Marrakech traverse des canalisations pétrolières héritées de la raffinerie Samir. Ces infrastructures sont aujourd’hui à l’arrêt, mais elles restent en place dans plusieurs corridors stratégiques. Le contrat couvre les études techniques, la fourniture de matériaux et l’exécution des travaux de déviation et de renforcement du pipeline, avec un délai fixé à dix mois.
Ce marché s’inscrit dans une longue séquence de lots que l’ONCF attribue progressivement. La première partie de génie civil, portant sur 63 km de terrassements et d’ouvrages d’art, avait été remportée fin 2024 par le groupe chinois CREC 4pour 3,4 milliards de dirhams. La présélection de dix entreprises pour les gares et technicentres s’est déroulée en décembre 2025.
Un projet structurant bien au-delà du Mondial
L’extension couvrira 430 km de lignes à grande vitesse et 130 km de quadruplement de lignes classiques autour de Casablanca, pour un coût global estimé à 3 milliards d’euros. À terme, elle permettra une liaison grande vitesse ininterrompue entre Tanger et Marrakech via Rabat et Casablanca, deux villes hôtes du Mondial 2026.
La ligne complète ne sera pas opérationnelle pour le coup d’envoi de juin 2026, mais le Mondial accélère les engagements. L’Al Boraq existant, qui a transporté plus de 5 millions de passagers en 2023, assurera la liaison nord-sud durant la compétition. L’extension, elle, vise l’horizon 2030-2040 et positionne le Maroc comme futur hub ferroviaire africain.









