La saison culturelle marocaine annoncée en France pour 2026 dépasse le simple agenda artistique. Le programme présenté par le CCME et relayé par SNRT News installe une logique de présence continue, portée par l’ambassade du Maroc à Paris, les dix-sept consulats généraux et la contribution active de la diaspora. L’enjeu n’est pas seulement culturel. Il touche aussi à l’image du royaume, à sa capacité de projection et à sa place dans l’espace public européen.
Un calendrier dense pour installer une présence durable
La séquence a commencé le 17 janvier à Poissy avec la célébration du nouvel an amazigh, en présence notamment de l’ambassadrice Samira Sitail et de Driss El Yazami. Le 12 février, l’ambassade a lancé ses rendez-vous culturels avec la présentation du roman de Soundouss Chraïbi. La suite du calendrier confirme le changement d’échelle : participation au Festival du livre de Paris du 17 au 19 avril, table ronde au Louvre le 22 mai sur les arts de l’Islam, puis Festival de l’histoire de l’art à Fontainebleau du 5 au 7 juin.
La diaspora devient un relais central du soft power marocain
Le point fort du programme reste la « Saison de la Méditerranée 2026 », prévue du 15 mai au 31 octobre, avec comme point d’orgue le week-end « Maroc et Méditerranée » à la Philharmonie de Paris du 29 au 31 octobre. À cela s’ajoutent la Nuit Andalouse, des performances gnawa, le festival Andaloussiyat à l’Institut du monde arabe et une présence régulière au festival Arabesques de Montpellier. Cette architecture montre une diplomatie culturelle plus structurée. Elle ne vise plus seulement la visibilité ponctuelle, mais l’installation d’un récit marocain durable, dans lequel la diaspora agit comme relais, interface et preuve vivante du lien entre les deux rives. Le pari est clair : inscrire durablement le Maroc dans l’espace culturel européen à long terme.









