Chaque année, des millions de Marocains résidant à l’étranger planifient leur retour au pays pour l’été. En 2026, l’équation financière se complique. Entre la flambée du kérosène et la pression saisonnière sur les prix, les MRE doivent composer avec des tarifs aériens nettement plus élevés que la normale.
Une hausse de 7 à 10 % attendue sur les liaisons Maroc-Europe
Depuis l’escalade militaire au Moyen-Orient, le prix du carburant aviation a bondi à 168 dollars le baril, soit le double de son niveau de janvier 2026. L’économiste marocain Mohammed Jadri chiffre la répercussion sur les billets entre 7 et 10 % pour les liaisons maghrébines cet été.
Concrètement, un aller-retour Paris-Casablanca démarre autour de 220 euros sur Air France pour juillet 2026. En haute saison pleine, la fourchette peut dépasser les 300 euros par personne en classe économique, selon les comparateurs de vols. Pour une famille de quatre personnes, la facture devient vite dissuasive.
Les compagnies opérant la liaison sont nombreuses : Royal Air Maroc, Air France, Transavia et plusieurs low-cost assurent des fréquences élevées, sans que la concurrence ne compense entièrement la hausse du carburant.
L’opération Marhaba et les conseils des autorités
Pour absorber la demande estivale, le ministère marocain du Transport a autorisé 59 compagnies à opérer plus de 2 500 vols hebdomadaires vers 141 aéroports internationaux. Royal Air Maroc a renforcé sa flotte de quatre appareils supplémentaires pour la saison, portant son offre à 6,6 millions de sièges.
Les autorités répètent le même message : réserver tôt reste la meilleure protection contre la hausse. L’opération Marhaba accueille les MRE du 5 juin au 15 septembre, et les créneaux les moins chers partent dès le printemps.
Pour ceux qui ne veulent pas subir les tarifs de pointe, les experts recommandent de voyager avant le 3 juillet ou après le 5 septembre pour réduire sensiblement le coût du billet.









