Le Projet de loi de finances (PLF) 2026 confirme une stratégie d’État : faire de l’investissement public le moteur principal de la transformation du pays. L’enveloppe globale atteint 380 milliards de dirhams, en progression constante depuis 2020 (182 milliards à l’époque). Les infrastructures de transport et de logistique constituent le socle de cette ambition, dans la perspective directe de la Coupe du monde 2030.
Routes et autoroutes : de nouveaux axes lancés
Sur le réseau routier, le gouvernement prévoit le lancement des premiers tronçons de la voie express Aïn Aouda-Oued Zem (127 km), pour une enveloppe de 1,9 milliard de dirhams, dont plus d’un milliard programmé dès 2026. Les travaux de réhabilitation de deux sections de la route nationale RN7 mobiliseront 665,5 millions de dirhams supplémentaires. Les chantiers autoroutiers en cours progressent : l’axe Rabat-Casablanca (59 km, 6,955 milliards de dirhams) et le tronçon Tit Mellil-Berrechid (30 km, 2,5 milliards) enregistrent 86 % d’avancement.
Ports et aéroports : une logistique en profonde mutation
Le chantier du Port Dakhla Atlantique (coût total 13 milliards de dirhams) affiche 45 % d’avancement et verra en 2026 le lancement d’une extension dédiée à la filière de l’hydrogène vert (1,24 milliard de dirhams additionnels). À Nador West Med, les travaux d’achèvement se poursuivent avec la jonction routière au réseau national (192 km, 2,4 milliards de dirhams).
Dans le transport aérien, l’ONDA déploie un programme d’investissement de 25 milliards de dirhams à horizon 2030, incluant un nouveau terminal à Casablanca Mohammed V, le doublement des aérogares de Marrakech, Agadir et Fès, et le renforcement de la flotte de la Royal Air Maroc.









