Les flux réguliers consolident les transferts de fonds de la diaspora marocaine à 9,38 milliards de dirhams en fin janvier 2026. Ce montant affiche une légère contraction conjoncturelle par rapport aux 9,45 milliards enregistrés à la même période l’année précédente. L’indicateur témoigne de la résilience structurelle des envois d’argent vers l’économie nationale.
Une consolidation après des années records
La publication des données mensuelles par l’Office des Changes met en évidence une stabilisation globale. La baisse minime de 0,7 % s’explique par le contexte inflationniste persistant dans les principaux pays d’accueil européens. Les ménages expatriés font face à un ajustement du coût de la vie qui impacte marginalement leur capacité d’épargne immédiate.
Ce palier succède à une trajectoire de croissance ininterrompue depuis la crise sanitaire. Le niveau des recettes financières reste historiquement très élevé pour un premier mois de l’année. Les Marocains résidant à l’étrangermaintiennent ainsi leur position de premier pourvoyeur de devises pour le Royaume.
Les moteurs d’un soutien économique continu
La dynamique des transferts s’appuie sur des leviers fondamentaux qui transcendent les cycles économiques de court terme.
- L’investissement immobilier et entrepreneurial : L’acquisition de biens et la création de projets au Maroc demeurent des priorités pour sécuriser le patrimoine des MRE.
- La solidarité familiale directe : Le soutien financier aux proches agit comme un filet de protection permanent, garantissant un afflux constant de liquidités.
Les experts bancaires anticipent une accélération mécanique des flux dès l’entame du deuxième trimestre. L’approche de la période estivale et des congés stimule, par ailleurs, les opérations de change. Ces capitaux étrangers constituent un socle de stabilité indispensable pour les réserves de la banque centrale marocaine en 2026.








