Le potentiel futur sélectionneur national Mohamed Ouahbi, ancien cadre d’Anderlecht, s’apprête à franchir un palier décisif dans sa carrière. Auréolé d’un titre historique avec la sélection U20 au Chili, le technicien belgo-marocain figure en pole position pour reprendre les rênes de l’équipe première. Ce choix technique privilégie la continuité académique à l’approche des prochaines échéances de la Coupe du monde.
L’expertise forgée au sein de la maison mauve
Natif de Schaerbeek, l’homme de l’ombre a bâti sa réputation loin de l’agitation médiatique habituelle. Durant près de vingt ans, il a minutieusement encadré les jeunes d’Anderlecht, perfectionnant une méthode axée sur la rigueur tactique et l’éclosion des jeunes talents. Cette longue expérience européenne lui confère, d’ailleurs, une légitimité incontestée dans la gestion et l’intégration des profils binationaux.
Son passage prolongé par l’académie bruxelloise lui a permis d’acquérir de solides certitudes et la licence UEFA Pro. Les observateurs saluent son approche pragmatique du football, axée sur la discipline et la transition rapide. Il a ainsi façonné plusieurs générations de joueurs de haut niveau avant de répondre favorablement à l’appel de la fédération marocaine en 2022.
Du sacre mondial au défi des Lions de l’Atlas
Sa nomination pour diriger la relève marocaine a rapidement produit des résultats tangibles. En menant ses joueurs à la victoire finale lors de la récente Coupe du monde au Chili, il a offert au Royaume un trophée inédit. Cette performance valide sa capacité à gérer la pression inhérente aux grands tournois internationaux.
La transition vers l’équipe A représente, néanmoins, un défi d’une tout autre envergure sportive. À quelques mois du grand rendez-vous nord-américain de 2026, le technicien devra remobiliser un groupe expérimenté et imposer sa vision tactique dans l’urgence. Sa connaissance chirurgicale du vivier marocain constitue son atout principal pour réussir ce délicat passage de témoin.









