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Publié le vendredi 09 avril 2021 à 17:24

Attentat déjoué à Béziers : la coopération du Maroc a permis l'arrestation de la suspecte

image_articlePar : la Rédaction

la DGST marocaine a transmis des informations cruciales à ses homologues français afin de permettre l'arrestation de cette apprentie terroriste de 18 ans et originaire de Béziers. Sa famille a été mise hors de cause.

Ce signalement effectué par la Direction Générale de la Sûreté territoriale marocaine a sans doute permis d'éviter le pire lors de ce weekend de Pâques dans l'Hérault. Ils ont ainsi transmis à la DGRE française - Direction Générale du Renseignement Extérieur - ainsi qu'à la DGSI - Direction Générale de la Sécurité Intérieure -  des informations concernant une jeune fille de 18 ans ainsi que les membres de sa famille sur sa probable intention de passer à l'acte avec un acte terroriste planifié.

Le projet était de cibler des églises dans la région qui auraient été pleines de fidèles pour ce weekend dans les villes de Montpellier et Béziers grâce à l'activation d'un système à distance composé d'explosifs. Sa mère et ses soeurs ont été relâchées après avoir déclaré qu'elles n'étaient pas au courant du projet et n'avaient pas du tout accès à la chambre de la jeune fille.
Lors de la perquisition dans la chambre de 40 m2 de la jeune femme très encombrée et digne d’un petit laboratoire, dans l’appartement familial, les policiers ont saisi de nombreuses bouteilles de produits chimiques pouvant servir à confectionner des explosifs -acétone, acide sulfurique, eau oxygénée- pour fabriquer du TATP, un redoutable explosif utilisé par les terroristes islamistes, ainsi que deux dispositifs d’engins explosifs en cours d’assemblage, avec notamment l’utilisation d’un téléphone portable. La jeune femme aurait fini de mettre au point son arsenal artisanal d’apprentie terroriste dans la nuit, puis le dimanche, pour passer à l’action le lundi, estiment les enquêteurs en analysant les indices matériels récupérés sur place.
Selon les informations du site actu.fr, un sabre retrouvé dans sa chambre était destiné à mutiler, voire décapiter les fidèles encore vivants dans les églises, après les attentats déclenchés à proximité immédiate avec ses téléphones mobiles. Durant ses 96 heures de garde à vue au siège de la DGSI à Levallois-Perret, près de Paris, la Biterroise n’aurait pas désigné les deux lieux de culte visés, niant même un tel projet.
Jeudi soir, elle a été mise en examen par un juge d’instruction antiterroriste du tribunal judiciaire de Paris pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle, détention de substances ou produits incendiaires, explosifs ou d’éléments destinés à composer un engin incendiaire ou explosif pour préparer une destruction, dégradation ou atteinte aux personnes, en relation avec une entreprise terroriste». Elle a été écrouée. 

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