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Ahmed Laaouej ministre à Bruxelles : une ascension politique qui parle à la diaspora

Le 14 février 2026, Ahmed Laaouej a prêté serment devant le Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, intégrant pour la première fois un gouvernement à 56 ans. Le leader des socialistes bruxellois du Parti socialiste hérite d’un portefeuille dense : ministre de l’Action sociale et des Solidarités, en charge des Pouvoirs locaux, de l’Égalité des chances et du Soutien scolaire. Au sein de la Commission communautaire française, il assure également la Cohésion sociale, la Culture et les Relations internationales.

Un parcours construit patiemment dans les institutions belges

Né à Beyne-Heusay en 1969, Laaouej est licencié en droit et en droit économique et fiscal à l’Université de Liège. Sa carrière publique commence comme inspecteur à l’Inspection spéciale des impôts, avant d’entrer en politique au niveau communal à Koekelberg en 2006. Sénateur coopté de 2010 à 2014, puis député fédéral pendant dix ans, il dirige le groupe PS à la Chambre des représentants dès 2017 et occupe la mairie de Koekelberg de 2018 à 2024. Fin connaisseur des questions fiscales et budgétaires, il est désigné en 2016 pour présider la commission d’enquête parlementaire sur les Panama Papers.

Ce sont ses capacités de négociateur qui l’ont rendu incontournable dans la formation du nouveau gouvernement bruxellois. La coalition MR-PS-Engagés-Groen-Anders-Vooruit n’a été conclue qu’après 615 jours sans gouvernement de plein exercice, un record régional. Laaouej en a été l’un des architectes, imposant notamment l’exclusion de la N-VA de la majorité.

Un signal pour la communauté marocaine de Belgique

Pour la diaspora marocaine en Belgique, l’accès de Laaouej à un portefeuille ministériel régional porte une portée symbolique forte. La Belgique concentre l’une des plus importantes communautés marocaines d’Europe, particulièrement à Bruxelles. Voir un Belgo-Marocain occuper le rang de numéro deux de l’exécutif régional dans la capitale européenne traduit une intégration institutionnelle désormais ancrée dans la durée.

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