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Élections 2026 : la diaspora réclame des bureaux de vote à l’étranger

Le scrutin législatif est fixé au 23 septembre 2026. Pour les 6 millions de Marocains résidant à l’étranger, la question reste entière : comment voter depuis son pays de résidence ? Le Conseil civil démocratique de l’immigration marocainea soumis au ministère de l’Intérieur une note détaillée réclamant des réformes concrètes des procédures en vigueur avant cette échéance.

Des propositions précises, une réponse encore floue

Le Conseil plaide pour l’ouverture de bureaux de vote dans les ambassades et consulats et pour la création de circonscriptions parlementaires dédiées aux MRE. Cet organe demande également la mise en place de listes électorales internationales accessibles depuis l’étranger. Son représentant Salah Eddine El Manouzi propose une circonscription unique de treize députés soumise à des conditions strictes. Il leur est ainsi exigé cinq ans de résidence à l’étranger minimum et d’être représentés dans les trois continents et les six pays concernés.

Le ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit renvoie la balle aux partis politiques, arguant que c’est à eux de placer des candidats issus de la diaspora en tête de liste. Ses interlocuteurs lui répondent que ce transfert de responsabilité dure depuis 2015, voire 2011.

Un droit constitutionnel depuis quinze ans, toujours en attente

L’article 17 de la Constitution de 2011 garantit aux MRE des droits de pleine citoyenneté, y compris le droit de vote et d’éligibilité. Quatre législatives plus tard, les obstacles restent les mêmes. Le vote par procuration est toujours jugé complexe et dissuasif et l’absence de bureaux dans de nombreux pays prive beaucoup d’électeurs de leur droit.  

Le Conseil a vivement critiqué le décret de 2026, l’accusant d’exclure une nouvelle fois plus de 15 % de la population marocaine d’une participation politique effective. La France, le Portugal, le Sénégal ou la Tunisie sont régulièrement cités en modèles. Des partis comme le PPS, l’USFP ou le PJD soutiennent le principe d’une réforme, sans qu’un consensus opérationnel ne se dégage pour l’instant.

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