La Fondation Mohammedia des MRE n’est pas encore opérationnelle en 2026, mais le chantier est bien lancé. Annoncée par Mohammed VI dans le discours de la Marche Verte du 6 novembre 2024, elle doit devenir le bras actif de la politique publique envers la diaspora. Cette structure a une mission claire : mettre fin au chevauchement des compétences et à la dispersion des intervenants. TelQuel, Hespress et Le360 avaient relayé dès l’origine cette double architecture : un CCME recentré sur la réflexion, et une fondation chargée de l’exécution institutionnelle.
Où en est le projet de loi en 2026 ?
À ce stade, la réforme est encore dans une phase de préparation institutionnelle. Dans un entretien publié le 19 février 2026, Abdellah Boussouf, secrétaire général du CCME, affirme que le projet de loi est toujours en cours d’élaboration et qu’il nécessite des consultations approfondies, compte tenu de la diversité des profils MRE selon les pays et les générations. Le site officiel du Département des Marocains résidant à l’étranger reprend déjà cette nouvelle vision, structurée autour de cinq axes : investissement, mobilisation des compétences, administrations et droits, renforcement identitaire et gouvernance.
Qu’attendent concrètement les Marocains du monde ?
Le discours royal sur le sujet fixe plusieurs priorités : simplifier et numériser les procédures administratives et judiciaires, mieux accompagner l’investissement des MRE et centraliser les services. Ces derniers sont aujourd’hui éparpillés et requièrent un mécanisme national pour mobiliser les compétences marocaines établies à l’étranger. C’est précisément là que la différence avec le CCME rénové devient nette. Le Conseil doit rester une instance consultative, de réflexion et de proposition. La Fondation, elle, doit agir, coordonner, exécuter et suivre. En clair, 2026 ressemble moins à l’année d’une institution déjà installée qu’à celle d’un basculement encore inachevé, mais désormais balisé.









