Le Ramadan 2026 relance les flux vers le Maroc, particulièrement les Marocains du monde. Les indicateurs publics disponibles restent éloquents. Ils vont dans le même sens : trafic aérien en hausse, tourisme bien orienté et offre de transport intérieur renforcée avant l’Aïd Al-Fitr.
Pourquoi la diaspora peut-elle doper le tourisme intérieur ?
Le Maroc a accueilli plus de 1,3 million de visiteurs en janvier 2026. Les nuitées ont progressé de 12 % et les recettes voyages ont atteint 11,7 milliards de dirhams, selon les données relayées par la DEPF. Hespress rappelle aussi que les aéroports nationaux ont dépassé 3,1 millions de passagers en janvier. La base de départ est donc déjà élevée avant les retours de printemps.
Le360 rapportait début mars que la majorité des hôtels de Marrakech affichaient complet jusqu’au 9 mai. Ce constat ne prouve pas, à lui seul, une ruée des MRE pour Ramadan. Mais il confirme une tension réelle au niveau de l’hébergement, dans une période où séjours familiaux, religieux et loisirs se croisent.
Quels effets sur les transports et les séjours ?
Biladi souligne que l’ONCF a mis en place un dispositif spécial pour l’Aïd Al-Fitr, avec des trains Al Boraq renforcés entre Tanger, Kénitra, Rabat et Casablanca. La capacité au retour sera également augmentée. Cela montre que la demande intérieure s’accroît considérablement autour de la fin du Ramadan.
Yabiladi rappelait déjà qu’un séjour au Maroc pendant le Ramadan mêle journées plus calmes, nuits animées et rituel du ftour. La diaspora ne revient donc pas seulement pour des retrouvailles. Elle alimente aussi l’hôtellerie, le rail et les déplacements interurbains, souvent marqués par des réservations tardives. Les sources consultées montrent en revanche un regain de mobilité, pas un chiffrage solide de séjours prolongés jusqu’au Mondial 2026.









