Après un mois de janvier en léger retrait, les transferts des MRE reprennent de la hauteur. À fin février 2026, les envois de fonds des Marocains résidant à l’étranger atteignent 18,54 milliards de dirhams. Ce montant indique une hausse de 4,2 % sur un an selon les données provisoires de l’Office des Changes.
Janvier en recul, février en rattrapage
À fin janvier 2026, les transferts s’établissaient à 9,38 MMDH, en repli de 0,8 % par rapport à janvier 2025. Le seul mois de février a suffi à renverser la tendance. En effet, les MRE ont transféré environ 9,16 MMDH sur ce mois, contre 8,41 MMDH à la même période l’année précédente, soit une progression de près de 9 %.
Les flux de la diaspora ne suivent pas une courbe linéaire. Ils sont impactés par les effets de calendrier, la conjoncture dans les pays d’accueil et les besoins des familles au Maroc. L’écart entre les deux premiers mois illustre cette volatilité mensuelle, sans remettre en cause la tendance à la hausse constatée.
Un pilier face au déficit commercial
Ces flux arrivent au moment où le déficit commercial marocain atteint 51,5 MMDH à fin février 2026 qui démontre une augmentation de 1,7 % sur un an. Face à ce déséquilibre, les transferts MRE jouent un rôle d’amortisseur au même titre que les recettes touristiques. Ces dernières ont progressé de 22,2 % à 21,38 MMDH sur la même période.
Selon l’Office des Changes, sur l’ensemble de l’année 2025, les MRE avaient transféré 122 MMDH qui représentent une hausse de 2,6 % sur un an. À 18,54 MMDH sur deux mois seulement, la tendance de 2026 ne peut qu’être bonne. Par ailleurs, les envois de fonds tendent à s’accélérer entre mai et août, période de retour au pays pour une large partie de la diaspora européenne.









