Le mois de janvier 2026 offre un premier signal encourageant sur l’état du tissu productif marocain. Selon les données diffusées par l’OMPIC et reprises par plusieurs médias, 7.874 entreprises ont été créées en un seul mois. À ce stade, un mois ne fait pas une année, mais ce volume donne déjà une lecture utile du démarrage 2026 et d’une dynamique entrepreneuriale qui reste active.
Des créations tirées par les sociétés et les secteurs marchands
Le premier enseignement tient au profil juridique des nouvelles structures. Les personnes morales représentent 74% du total, avec 5.827 créations, contre 2.047 personnes physiques. La SARL à associé unique domine nettement avec 66,7% des immatriculations de personnes morales, devant la SARL classique à 32,4%. Ce poids des sociétés traduit un entrepreneuriat davantage structuré, souvent plus proche d’une logique d’investissement, de formalisation et de projection. Cette dernière lecture relève d’une interprétation éditoriale fondée sur la répartition juridique observée.
Sur le plan sectoriel, le commerce arrive en tête avec 27,48% des créations de personnes morales. Le BTP et les activités immobilières suivent avec 25,56%, devant les services divers à 19,14%, les transports à 8,16% et l’industrie à 6,75%. Le tableau renvoie à une économie où les activités de circulation, de construction et de services continuent de porter l’initiative privée.
Une carte entrepreneuriale très concentrée
La géographie confirme, elle aussi, des équilibres déjà connus. Casablanca-Settat concentre 39,6% des créations de personnes morales, devant Rabat-Salé-Kénitra à 13,8%, Marrakech-Safi à 12,5% et Tanger-Tétouan-Al Hoceima à 11,1%. Ces quatre régions totalisent 77% des créations. Pour les entreprises individuelles, Tanger-Tétouan-Al Hoceima prend la tête avec 23%. En parallèle, 12.136 noms commerciaux ont été délivrés en janvier. Le démarrage 2026 confirme donc moins une diffusion homogène qu’un réveil entrepreneurial polarisé autour des grands bassins économiques du royaume.









