Le secteur automobile confirme son statut de locomotive industrielle du Maroc en ce début d’année. À fin février 2026, ses exportations ont atteint 26,003 milliards de dirhams, en hausse de 10,3% sur un an, selon les données provisoires de l’Office des Changes. Dans le même temps, les exportations totales du Royaume se sont établies à 74,842 milliards de dirhams, ce qui signifie que l’automobile pèse à elle seule un peu plus d’un tiers du total.
Le câblage et la construction tirent la progression
La hausse repose d’abord sur deux segments clés. Le câblage a progressé de 14,8% pour atteindre 10,662 milliards de dirhams, tandis que la construction a gagné 14,5% à 9,447 milliards. Le segment powertrain, lui, recule de 18,4% à 1,784 milliard, ce qui montre que la dynamique n’est pas uniforme. Cependant, l’essentiel est ailleurs : la filière continue d’avancer grâce à ses métiers les plus structurants, ceux qui concentrent volumes, savoir-faire industriel et ancrage dans les chaînes de valeur internationales. Cette dernière lecture est une interprétation éditoriale fondée sur la répartition sectorielle publiée par l’Office des Changes.
Une performance qui dit quelque chose de la compétitivité marocaine
Ce résultat compte aussi par comparaison. L’automobile reste devant l’agriculture et l’agroalimentaire, à 17,545 milliards de dirhams, ainsi que devant les phosphates et dérivés, tombés à 9,573 milliards avec un recul de 16,5%. Medias24 souligne ainsi que la dynamique exportatrice marocaine reste portée par l’automobile, alors même que d’autres piliers reculent. En clair, le début de 2026 confirme une industrie capable de tenir son rang, de gagner en valeur et de rester le principal signal de compétitivité du royaume sur les marchés extérieurs.









